04.09.2007

Bush comique de l'année ?

On avait un peu perdu l'habitude des bourdes de George W. Bush. Il vient de rattraper tout son retard avec l'une des déclarations les plus comiques de l'année. En visite surprise en Irak, il a en effet martelé que les forces états-uniennes sur place pourraient être moins nombreuses si.... "les succès du type que nous observons se poursuivent". Observer dans la situation irakienne actuelle des "succès", voilà qui est - tragiquement - drôle.

On remarquera que Bush avoue tout de même la vérité sans s'en rendre peut-être compte : "Lorsque nous commencerons à diminuer les effectifs en Irak, nous le ferons dans une position de force et de succès et non dans une position de peur et d'échec. Agir autrement enhardirait nos ennemis et augmenterait la probabilité qu'ils nous attaquent sur notre sol".
Cette phrase prouve en effet que, premièrement, les Etats-Unis ne sont pas aujourd'hui "dans une position de force et de succès" mais se trouvent bien, au contraire, "dans une position de peur et d'échec" puisqu'aujourd'hui ils ne peuvent - ne veulent - retirer leurs forces. CQFD.

Pour Bush et son administration, le danger numéro un en Irak s'appelle Al-Qaida. Faut-il lui rappeler qui a introduit dans ce pays - grâce à son interventon armée at au chaos total qui s'en sest suivi - la nébuleuse terroriste dirigée par Oussama Ben Laden, jusque là totalement absente des lieux ?
 
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25.08.2007

L'histoire du fou

Vous connaissez l'histoire du fou qui repeint son plafond ? Sans doute. Je vous la rappelle au cas où.
Alors, c'est un fou qui repeint son plafond. Et il y a un autre fou qui entre dans la pièce et qui dit au premier fou : "Accroche-toi au pinceau, j'enlève l'échelle !".

J'étais très jeune quand j'ai appris cette histoire et j'ai mis du temps à la comprendre (je ne suis pas certain d'y être totalement parvenu). Ce que j'ai cru comprendre pourtant est... qu'il n'y avait rien à comprendre ! Si ce n'est que l'histoire illustre l'absurdité de la folie. Ou la folie de l'absurde. Voire les deux. Comme vous le sentez.

Ce que vous ne connaissez pas est la suite de l'histoire que je viens d'inventer. Le fou au pinceau n'arrive pas à tenir collé au plafond. Non, non. Vous pensiez qu'il pendait, une fois l'échelle retirée, accroché à son pinceau ? Vous avez vu trop de dessins animés quand vous étiez petit. Non, il tombe, s'écrase au sol, se brise tout, les jambes, les bras, la tête, tout. Il meurt.
Le deuxième fou ne réalise pas ce qu'il a fait, puisqu'il est fou. Il en rigole même. Il est arrêté. On l'examine. Aucun doute : il est fou et incapable de discerner les niveaux de réalité ou le "bien" du "mal". Il est donc, justement, qualifié de malade mental, déclaré pénalement irresponsable et bénéficie d'un non-lieu. Mais comme il peut être considéré dangereux pour la collectivité, il sera sans doute interné – c'est  à dire hospitalisé, le mot est d'importance - via une mesure administrative.

L'histoire se termine là ? Que nenni ! Car arrive alors un cavalier surgi de la nuit qui signe son nom de la pointe de son soulier vernis : don Diego de Nagy, alias Sarko. Celui-ci décide : désormais, les malades mentaux passeront en jugement, comme tout le monde. Avec, à la clé, un procès. Car la raison de ce projet est clairement annoncée : que la famille des victimes puissent mieux faire leur deuil (réel, ou symbolique si la victime n'est pas morte).

Oui, mais...

C'est oublier deux éléments qui me semblent fondamentaux. Tout d'abord, je ne suis pas certain que les victimes ou leurs familles puissent aller mieux en découvrant dans le box des accusés un fou qui peut-être ricanera, méprisera, revendiquera son acte de façon incohérente, bref, en remettra une deuxième couche (de peinture et de folie). Le traumatisme des personnes concernées n'en sera qu'augmenté.

Deuxièmement, qui dit jugement et donc procès, dit par définition possibilité de condamnation (ou d'acquittement). Sinon, à quoi bon faire un procès ? Mettre une personne reconnue malade mentale devant un jury susceptible de le condamner, revient donc à juger les fous. Et à les condamner.
On ne juge plus celui ou celle qui a commis la faute, mais la faute elle-même.
Et là, il faut faire très, très attention. Si le nouveau jugement prévu par notre Président se contente de déclarer le malade mental irresponsable et l'envoie se faire soigner, ok et rien n'aura en fait changé si ce n'est peut-être le processus du jugement (problème par ailleurs très complexe et dans lequel je ne rentrerai pas ici).
Mais si cela signifie possibilité de condamner, de punir, de châtier – j'emploie des mots forts et "parlants" car notre Président les aime – un malade mental, alors c'est tout différent. On passe de la Justice à la Vengeance.

J'aimerais citer pour finir les propos de Henri Leclerc, avocat, Président de la Ligue nationale des droits de l'homme :

"Faut-il punir les malades mentaux criminels ? Oui répondent certains psychiatres. Je me souviens d’avoir été, il y a une vingtaine d’année, dans une ville de province pour un homme qui avait commis des meurtres horribles et gratuits. Cet homme était à l’époque très difficile d’accès. C’était très dur d’échanger avec lui pour quelqu’un qui n’est pas un spécialiste de ce genre de dialogue. Le psychiatre disait qu’il était responsable de ses actes et qu’il avait peut-être une légère atténuation de la responsabilité mais qu’il ne pouvait l’affirmer. L’audience a été très pénible car il tenait des propos incohérents. Il a été condamné à vingt ans. J’ai été voir le psychiatre et je lui ai demandé : « Comment pouvez-vous dire cela ? » Il me répond : « On ne peut prendre en charge un mec comme celui-là. Nous ne sommes pas équipés pour l’accueillir. De toute façon, on ne fera pas mieux à l’hôpital qu’à la prison. » Je ne sais pas si vous avez connu des expériences comme celle-là. C’était là la version vulgaire du deni de la « démence ». La deuxième version est plus moderne. Ce sont des psychiatres qui me disent : « C’est son intérêt d’être jugé, il faut qu’il réponde de ses actes. » Quelle responsabilité prend l’expert qui estime que quelqu’un est un malade mental, que son discernement aurait été aboli et que, dans son intérêt, il vaut mieux le faire juger que de le faire soigner, et plus même, que le jugement sera un acte de soin ! Je reste perplexe. L’expertise n’est pas un acte thérapeutique, même s’il ne peut s’agir d’un acte neutre pour celui qui en est l’objet et la prison n’est pas un hôpital."


M le maudit (Fritz Lang, 1931)

23.08.2007

Quand Bush révise (mal) l'Histoire

Magnifique George Deubeulyou ! Parlant de l'Irak, il a multiplié les florilèges (rapportés par le quotidien Le Monde).

Tout d'abord, il affirme sans honte : "La question fondamentale, c'est : est-ce que le gouvernement (irakien) répond aux exigences des gens ? Et si le gouvernement ne répond pas aux exigences des gens, ils remplaceront leur gouvernement. C'est aux Irakiens de décider, pas aux hommes politiques américains".
Oui. Mais qui a décidé de remplacer Saddam Hussein à la tête de l'Irak par le biais de la guerre à outrance et alors qu'aucune autre raison ne l'exigeait (il a été admis par les Américains eux-mêmes ce que chacun savait, à savoir que l'Irak n'avait aucun rapport avec le 11 septembre 2001 et Al Qaida, et ne développait pas d'armes de destruction massive) ? Qui a donc décidé si ce ne sont des hommes politiques américains ? Et, en passant, qui a introduit Al Qaida en Irak grâce à cette guerre et le chaos qu'elle a provoqué ?

Ensuite, le "reborn" prévient : les USA ne doivent pas faire la même erreur qu'au Vietnam, à savoir... se retirer. "Des millions de citoyens ont payé le prix du retrait américain (...) Les idéaux et les intérêts qui ont poussé l'Amérique à aider le Japon à transformer la défaite en démocratie sont les mêmes qui nous conduisent à rester engagés en Afghanistan et en Irak".
On lui fera remarquer qu'il serait temps de reconnaître, près de 35 ans après, que les forces armées américaines ne se sont pas juste "retirées" du Vietnam mais qu'elles en ont été chassées car vaincues.
Quant au rapprochement avec le Japon...  Bush ne saurait-il pas que les Américains y sont arrivé après capitulation de celui-ci et sans qu'ils y rencontrent le moindre résistance armée ? Et qu'ils l'ont très directement dirigé pendant 7 ans (1945-1952) ? Peut-être que W. regrette ne pas avoir employé la même méthode en Afghanistan et en Irak que Truman avec le Japon, à savoir l'arme atomique ?

Enfin, cerise sur le gâteau, la référence à la Corée du Sud...
"La stratégie défensive qui a refusé d'abandonner les Sud-Coréens à un voisin totalitaire a aidé un tigre asiatique à émerger. Elle est un modèle pour les pays en développement à travers le monde, notamment au Moyen-Orient". Et de conclure : "Le résultat du sacrifice américain et de la persévérance en Asie est un continent plus libre, plus prospère et plus stable, dont les habitants veulent vivre en paix avec l'Amérique, plutôt que d'attaquer l'Amérique."
Bien sûr, la Corée du Sud est aujourd'hui une belle démocratie. Mais le doit-on aux USA ? Après la guerre de Corée (1950-53) et pendant une bonne trentaine d'années, elle a connu une dictature politique qui n'avait pas grand-chose à envier à celle qui sévissait - et sévit encore - chez sa consoeur du nord. Et qui soutenait, encourageait et armait jusqu'aux dents cette dictature couverte du sang des manifestants pour la démocratie, cette démocratie soit disant si chère au coeur de notre Texan ? Les USA, bien entendu. Et si la démocratie a fini par s'imposer à Séoul, c'est bien grâce à ces manifestations et au sacrifice non pas américain mais des citoyens coréens.

George W. Bush n'est pas seulement un menteur en amont - tout ce qui a été inventé pour "justifier" la guerre en Irak - mais aussi un menteur en aval. Un révisionniste.
 
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 Photogramme du film "1984" de Michael Radford, d'après le roman de George Orwell.

22.08.2007

Brice Ubu

L'association Réseau Education Sans Frontières (RESF) l'affirme depuis des semaines : cet été aura vu les policiers faire preuve d'un zèle tout particulier dans leur chasse aux sans-papiers. Il faut dire qu'il y a des quotas désormais officiels à remplir et du "chiffre" à faire pour marquer des points dans sa carrière.

Le ministre de l'immigration et de l'identité nationale (décidément, cette fusion des termes et des fonctions ne passe pas...), Brice Hortefeux, a déclaré aujourd'hui que tout cela n'était pas suffisant et qu'il fallait redoubler d'efforts afin d'atteindre le chiffre de 25 000 reconduites à la frontière à la fin de l'année, car en ce moment on est en dessous et ça ne va pas, ca ne va pas du tout. Ce qui ferait 50 000 en deux ans et là ça ira tout de suite mieux...

Le quotidien Le Monde rapporte qu'il se gratte la tête (pas le journal, le ministre) à cause des Roumains et des Bulgares. Z'étaient aimables, ceux-là. Rien qu'à eux deux, ils fournissaient il y a encore peu 30% des éloignés. Oui, mais voilà : ils ont adhéré à cette grande famille qu'est l'Europe. Et du coup, il va falloir aller chercher un tiers du gibier ailleurs. Je mettrais bien une petite pièce sur les Chinois...

Brice Hortefeux est un vrai professionnel. Pas un de ces ministres à vous filer des objectifs un peu nébuleux à atteindre. Non, non, contrairement aux apparences, Hortefeux et nébuleux ne riment pas. Pas le genre de la maison. Ainsi, juste pour Paris, il demande à ses hommes en bleu 3680 personnes à éjecter pour 2007. Il aurait pu faire preuve de laxisme, comme un vil ex-soixante-huitard qu'il n'est pas, et se contenter d'un chiffre rond, 3000 ou 4000. Mais non. Ce sera 3680.

Brice Hortefeux devrait s'écrire Brice Ubu.

05.08.2007

Des armes aux larmes ?


Si j'étais encore un enfant ou tout simplement un homme que l'observation du monde n'avait pas privé de ces sentiments aujourd'hui suicidaires que sont l'innocence et la naïveté en politique et relations internationales, je poserais bien cette question : "A quoi jouent donc les Etats-Unis d'Amérique ?"
Je veux parler bien entendu de la décision du président Bush de gaver littéralement certains pays arabes d'armes les plus sophistiquées (pour une somme d'à peu près 20 milliards de dollars) tout en augmentant de 25% leur aide militaire à Israël, déjà surarmé par leur indéfectible allié.
Cela afin de monter un front contre l'Iran, aujourd'hui principal "axe du mal" selon la terminologie et les obsessions bushiennes.

Oui, à quoi jouent-ils donc à empiler la poudre dans une région en dégorgeant déjà par tous ses pores ? Est-ce ainsi que le Moyen Orient sera recomposé en grande région démocratique telle que le locataire de la Maison Blanche l'avait promis en envoyant ses forces armées en Irak ?

La folie irakienne, cette fusée à trois étages – l'intervention, la gestion de l'occupation, le chaos débouchant sur une guerre civile qui n'ose dire son nom – ainsi que le désastre palestinien provoqué par le soutien continu des Occidentaux et surtout des Etats-Unis à la politique colonialiste et intransigeante d'Israël, tout cela ne suffit donc pas à l'administration états-unienne. Prochaine étape annoncée : l'Iran (sans oublier un possible passage préalable ou concomitant par la Syrie).

Que l'Iran vive depuis plus de 25 ans sous la coupe d'un régime fondamentaliste ne se souciant guère du respect des droits de l'homme et des règles démocratiques est un fait acquis. Mais, rappelons-le, à qui la faute ? Qui, dans cet immense pays grand comme trois fois la France et aujourd'hui peuplé de 70 millions d'âmes, mit fin par un coup d'état en 1953 à un régime profondément réformateur, celui de Mohammad Mossadegh ?
La Grande-Bretagne et les Etats-Unis, via la C.I.A.
Afin de le remplacer par le Shah, qui instaura un régime basé sur la terreur politique. Soutenu politiquement et militairement par ceux qui l'avaient placé au pouvoir, le Shah favorisa par la dureté et les injustices de son régime le développement d'une opposition religieuse radicale, celle menée par l'ayatollah Khomeyni.
On connaît la suite.

L'autre danger – outre celui de la guerre – consiste à voir les oppositions les plus radicales se raidirent encore un peu plus dans les divers pays arabes face à des dirigeants vus par leurs populations comme serviles et liés aux intérêts occidentaux et surtout américains. En particulier là où les chiites se retrouvent majoritaires (Irak) ou du moins en forte minorité (Liban) mais pas seulement, les pays à large majorité sunnite ayant aussi leurs problèmes d'opposition interne, de l'Arabie Saoudite à l'Egypte, en passant par la Jordanie.
 
Les raisons à la colère de ces populations ne manquent pas :

- Le conflit israélo-palestinien, dont les moindres tentatives pour aboutir à un processus de paix et à la constitution d'un état palestinien dans les frontières d'avant 1967 sont régulièrement sabotées par le gouvernement israélien.
- la présence, vue comme sacrilège, de troupes à la bannière étoilée sur la terre sainte d'Arabie Saoudite (un blasphème pour les musulmans).
- le traitement réservé aux prisonniers d'Afghanistan ou d'Irak, sur place ou dans le camp de Guantanamo.
- l'incapacité des G.I.'s à apporter en Irak autre chose que le chaos.
- la non-intervention de l'administration Bush et des chefs occidentaux devant la construction du mur de la honte israélien en Palestine.
- l'invasion du Liban par Tsahal avec des moyens militaires totalement disproportionnés (comme les milliers de bombes à sous-munitions jonchant aujourd'hui le sol libanais).
- le jeu de zizanie sciemment provoqué, entretenu et attisé entre les différentes factions palestiniennes (Fatah et Hamas) mettant cette nation sans Etat au bord de la guerre civile.
 
Tout cela a semé une haine toujours grandissante et durable dans le cœur des populations arabes mais aussi au-delà, comme on le voit au Pakistan, pays de plus en plus au bord de l'explosion.

Pour contrer cet effet négatif, l'administration Bush tente donc de prouver aux Arabes que leur ennemi numéro un ne sont pas états-uniens ou plus généralement occidentaux ni israéliens, mais iraniens avec pour arguments à la clé : ils ne sont pas arabes puisque Perses, chiites et non-sunnites - argument surtout destiné à l'Arabie Saoudite - et ayant déjà installé un pouvoir islamiste et fondamentaliste, ce qui effraie au plus haut point les dirigeants saoudiens, irakiens, libanais, égyptiens, ainsi que les monarchies du golfe qui voient, jour après jour, leurs peuples être gangrenés par les idées extrémistes. Et pourtant, on ne saurait taxer la plupart des dirigeants de tous ces pays de démocrates !
Les sur-armer représente donc, en dehors des considérations morales appelant à condamner ce genre de négoce de la mort, une sorte de nouvelle version de roulette russe. Un suicide généralisé quasi assuré et, en tout cas, froidement mis en place par tous ces néocons (nouveaux conservateurs) qui ne sont plus aussi nouveaux que ça, d'ailleurs...

Si les Etats-Unis ne sont toujours pas arrivés à leur fin après cinq années de guerre et d'occupation en Afghanistan puis en Irak, là où ils devaient être accueillis aussi bien qu'en Normandie en 44, comment feraient-ils pour gérer une nouvelle situation de guerre sans qu'elle leur échappe presque inévitablement ? Avec à la clé un sérieux risque d'embrasement total du Liban et des Territoires occupés puis, par extension, de toute la région ?

On a beau se dire que dans un an Bush ne sera plus aux commandes, ainsi que Cheney, Rice et consorts, peut-on pour autant se sentir rassuré ? L'opposition démocrate s'affiche vindicative en paroles mais frileuse au Congrès alors qu'elle y est majoritaire. Quant à ses deux candidats les plus probables aux Présidentielles, Hillary Clinton et Barak Obama, ils ne semblent guère désireux de prendre le taureau par les cornes et de taper sur la table, là où tout a débuté et où tout pourrait peut-être - devrait sans doute - commencer à se solutionner : la Palestine.
C'est justement car ils sont candidats à une élection présidentielle qu'ils ne prendront pas le risque de s'aliéner le puissant lobby pro-israélien. Et tout continuera comme avant... dans le meilleur des cas si l'un des deux est élu. Car si c'est encore un Républicain... alors, cap vers le pire !

Des armes, pour combien de larmes encore ?