11.08.2007

Amy Winehouse

Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais moi, en général, un(e) artiste dont on nous rebat les oreilles du matin au soir me devient vite insupportable. Et bien s'il ne doit y avoir qu'une exception, elle prendra le nom de Amy Winehouse.

Alerté par des articles plus qu'élogieux parus au gré de la presse (Le Monde, Libé, Télérama...), je suis allé prêté une oreille il y a a quelques temps de cela à cette chanteuse anglaise avec, autant l'avouer, pas mal de retard sur beaucoup (depuis, je ne peux plus zapper sur une chaîne de télé sans tomber sur elle). Résultat : le choc... Je suis tombé raide fou de sa voix dès la première seconde de la première chanson entendue. Pas souvenir d'avoir ressenti ça depuis les débuts de Sinead O'Connor, autrement dit depuis une vingtaine d'année maintenant (fou comme le temps passe....).

Amy a seulement 24 ans, un physique qui ne s'oublie pas - chevelure choucroute, tatouage et poitrine opulente - et une vie apparement déjà bien remplie et agitée à coups de hautes doses d'alcool qu'elle raconte sans ménagement dans ses chansons. Chanteuse tout à la fois de jazz, de blues et de soul, elle est considérée comme la plus pure héritière de Sarah Vaughan ou Aretha Franklin. Je n'hésiterai à rajouter le nom d'une de mes icônes personnelles, Billie Holliday.

Deux albums, aussi indispensables l'un que l'autre, vous la feront découvrir et, comment en douter, aimer : Frank (2003) et Back to Black (2006). Dans ce dernier, elle ressuscite littéralement les fantômes soul de la fin des années 50 et des 60's.

Elle ne quitte pas mes écouteurs et accompagne partout mes pas qui tentent d'éviter les embûches des travaux du tram (me mettant du même coup à à deux doigts de me faire tamponner par une rame roulant à l'essai !). Sa voix dégage une profonde chaleur doublée d'une nonchalance très séduisante mais ça, vous allez vite vous en rendre compte.

Comme des exemples valent mieux que des longs discours, je vous propose de la retrouver ci-dessous dans quatre extraits videos de son deuxième album. Tout d'abord dans ce qui est son plus gros succès, le soulissime morceau Rehab, où elle parle très directement d'elle-même, de son (ex) problème d'alcool et de son refus d'aller en cure de désintoxication (en rehab) :

 

Ensuite, You Know I'm no good (mais si, Amy !)

 

On continue avec Love is a losing game...

 

Et enfin, le formidable Back to Black qui donne donc son titre à l'album.

 

Voilà. Achetez ses deux albums et consommez sans modération, vous ne le regretterez pas...

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