23.08.2007
Bergman et le parlant, Cossery et Céline
Plongé dans l'écriture d'un texte sur le cinéma d'Ingmar Bergman, tâche qui va m'occuper plusieurs semaines, si ce n'est davantage, je vois et revois un à un tous les films du maître suédois. Quelle joie ! Toujours la même fascination, que je connaisse déjà le film par cœur (Cris et chuchotements, Le Silence, Le septième sceau, etc.) ou que je le découvre enfin (Jeux d'Eté, La Honte).
Il y a une semaine, je voyais enfin pour la première fois la version de 5 heures de Fanny et Alexandre, appelée "version longue" alors qu'il faudrait dire "version normale". C'est en effet elle et elle seule que Bergman revendiquait comme la seule valable et non la "courte" (3 h quand même), celle que je connaissais, comme la plupart des cinéphiles. Dire que les 5 heures ont passé aussi vite qu'un épisode des Simpson (je sais, la comparaison est osée) n'est pas une exagération. Quelle merveille !
Bergman faisait partie de ces passionnés du cinéma considérant que le 7ème Art a perdu sa plus belle part avec l'arrivée du parlant au début des années 30. Plus j'avance dans la vie, plus ma cinéphilie s'élargie encore et encore, plus je (re)découvre les films "sans paroles", plus je suis convaincu du bien-fondé de cette position qui passe aux yeux de beaucoup pour élitiste/intégriste/rétrograde (choisissez-vous même le terme qui vous convient).
Cette réflexion – en gros et en exagérant bien sûr un peu, "depuis... plus rien !" – me fait penser à ma rencontre avec le grand écrivain égyptien Albert Cosséry.

Il n'en démordait pas : il n'y avait plus rien – il ne pouvait plus rien y avoir – après Céline.
On trouvera pas mal d'articles sur Albert Cossery sur le net, via Google, et notamment plusieurs iciet une interview là
Et puisque j'évoquais Céline...
01:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bergman, cinema, cossery, celine



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