« Tirunesh s'arrêtera là | Page d'accueil | Retours et un triste départ »

28.08.2007

La Maman et la Putain - Jean Eustache (1973)

8c5582ab9045b76863ef5fa05fcae90e.jpg

FRA, 1973, de Jean Eustache, NB, 220'

Avec: Bernadette Lafont (Marie), Jean-Pierre Léaud (Alexandre), Françoise Lebrun (Véronika), Isabelle Weingarten (Gilberte)

Alexandre (Jean-Pierre Léaud) vit avec Marie (Bernadette Lafont) légèrement plus âgée que lui et qui tient une boutique de mode. Il ne travaille pas et passe son temps aux terrasses des cafés de St Germain des prés. Il aime Gilberte (Isabelle Weingarten) mais celle-ci le laisse pour se marier avec l'homme qui l'a avortée. Alexandre rencontre alors une infirmière, Véronika (Françoise Lebrun) dont il tombe amoureux.

Maman, quel putain de film !

Près de trois décennies après sa sortie "scandaleuse", LA MAMAN ET LA PUTAIN n'a rien perdu de sa force, de sa beauté, de sa fulgurance. Et de son désespoir. Suivant de seulement cinq ans Mai 68, le film en fut en quelque sorte l'enterrement tout en brûlant le dernier feu de la Nouvelle Vague, son chant du cygne. Un lugubre feu d'artifice tiré tel un arrêt de mort.

Mai 68 fut (et pas seulement le seul mois de mai en France mais l'année 68 dans le monde entier) une incroyable époque où l'on crut que tout, soudain, devenait possible. La vie pouvait être changée ! "Faites l'amour, pas la guerre", "Sous les pavés, la plage", derrière la naïveté ou la poésie des slogans se cachait une furieuse envie d'exister, de vivre, d'aimer.  L'échec n'en fut que plus retentissant encore et laissa place à la radicalisation, au désespoir le plus noir, au terrorisme des "années de plombs" allemandes ou italiennes, aux dictatures d'Amérique Latines, à l'intensification de l'engagement US au Vietnam, au renforcement du goulag soviétique et à la révélation des errements et crimes de la Révolution Culturelle chinoise. En France, le pays se recroquevillait dans le conservatisme bourgeois gaulliste puis pompidolien. Toute une génération se retrouvait sonnée. Si certains tombaient dans les actions les plus extrêmes (sans même se rendre compte des manipulations dont ils étaient les jouets), d'autres se "recyclaient" et deviendraient bientôt les plus ardents défenseurs de la société qu'ils avaient vilipendée. D'autres encore renonçaient et quittaient cette vie qu'ils avaient rêvée si différente. Romain Goupil rendit plus tard hommage à ceux-là à travers le beau film tourné en hommage à son ami Michel Recanati, suicidé en 1978 ("Mourir à 30 ans", 1982). Et puis il y eut ceux qui tentèrent de continuer, de donner le change, un froid désespoir au fond de l'âme, habités d'une tristesse nihiliste qui leur rongeait le cœur, jour après jour, jusqu'à ce que le masque se fissure, craque et tombe…

Alexandre est de ceux-là et, à n'en pas douter Jean Eustache lui-même. Ecrit à partir d'une aventure personnellement arrivée au cinéaste, LA MAMAN ET LA PUTAIN nous parle au cœur car au-delà de sa forme (dialogues très littéraires bien que centrés sur des propos très banals, personnages plus négatifs que positifs, pas sympathiques "a priori", lenteur du récit bâti sur des plans-séquences souvent immobiles et très étirés), le film nous montre des êtres vrais. Et tout ce qui aurait pu constituer son pire handicap (cette longueur, cette lenteur, cette "inaction", cette écriture littéraire et anti-cinématographique) en est en réalité son meilleur atout. Ce sont elles qui nous permettent de pénétrer au plus profond l'intimité de ces personnages qui ne sont "lisses" qu'en apparence. Ainsi, par exemple de l'utilisation extrêmement osée sur un plan cinématographique des chansons "rétros" qu'écoutent Alexandre (surtout) ou Véronika. Elles ne nous sont pas servies en simple toile de fond sonore, quelques secondes,  mais sont jouées au contraire au premier plan et en intégralité. Le film n'hésite pas à s'arrêter (fausse impression, bien sûr) le temps de l'écoute. Et les déchirantes mélancolies des ritournelles de Damia ("Souvenir"), Fréhel ("La Chanson des Fortifs") ou Piaf ("Les Amants de Paris"), ces chanteuses "réalistes", lient très directement les personnages à une autre époque, à une nostalgie du temps passé et perdu et par là même à l'universalité. Car s'il existe bien un sentiment commun à l'être humain sur cette Terre, en tout temps et en tout lieu, c'est bien la mélancolie. Et l'on apprend plus (et de quelle magnifique façon) sur Véronika et Alexandre en les voyant pendant plus de deux minutes écouter une de ces ritournelles (celle de Fréhel) ou Marie, définitivement laissée seule avec Piaf, qu'en vingt minutes de dialogue démonstratif.

LA MAMAN ET LA PUTAIN prend le temps (presque 4 heures) en laissant ses personnages vivre leurs situations jusqu'au bout et séparant ses différents "chapitres" par des fondus au noir qui donnent fluidité et élégance au rythme du film.

Personnages peu sympathiques, ai-je dit. Oui, au départ du moins tant qu'ils affichent encore des personnages qu'ils n'auront bientôt plus les moyens d'assumer.

Prenons Alexandre qui accumule les défauts: égoïste absolu, girouette sentimentale (son désespoir de perdre Gilberte ne dure que le temps d'aller croiser la route de Véronika), romantique peu crédible ("Le jour où je ne souffrirai plus, c'est que je serai devenu un autre. Et je n'ai pas envie de devenir un autre. Car ce jour-là nous ne pourrons plus nous retrouver" dit-il à Gilberte), hyper complaisant envers lui-même et ses douleurs, il lâche des phrases "définitives" ("Plus on paraît faux, plus on va loin… Le faux, c'est l'au-delà !") et rêve puérilement de "parler avec les mots des autres" car "ce doit être cela la liberté", avant de lâcher des blagues à deux balles ("Quel est le meilleur tiercé ? Sa femme, car on peut la toucher dans l'ordre, le désordre et sans combinaison" (!)). Il se montre de plus très réactionnaire avec son copain, tirant tous azimuts sur tout ce qui pourrait être assimilé à la gauche (surtout communiste, Jacques Duclos, leader du PCF étant traité de "Roi des rats" et Sartre accusé d'être "Maoïste car l'Orient est rouge comme le vin"). Et puis voilà que derrière cette façade de narcisse égoïste, la peur apparaît et avec elle l'humanité. Son faux romantisme devient vrai et son aveu sur sa peur de mourir, livrée à Véronika en fin d'une longue "séquence de chambre" est extraordinairement émouvante, tout comme celle faite dans le café. Son silence face au monologue-confession de Véronika résonne alors de manière magistrale, comme une acceptation de sa propre part d'humanité, comme, enfin, une humilité (re)trouvée qui nous fait, tout simplement, l'aimer.
Jean-Pierre Léaud incarne magnifiquement cet Alexandre avec son débit et son jeu si particulier, peut-être le seul acteur dont on peut se régaler d'une diction "fausse" ou "surjouée" (à la différence d'un Fabrice Lucchini, déclamatoire, poseur et insupportable). Léaud illumine le film par ses fulgurances et comment imaginer quelqu'un d'autre dans le rôle ?

e2d4fbccbf52ac9c9083f3677b3186a6.jpg

Marie, la "maman" du film, semble transparente au début. D'un caractère qu'on pourrait qualifier de "bonne composition", elle aime Alexandre mais le laisse libre d'aller courir le guilledou ailleurs. Elle n'est pas antipathique, Marie, au contraire, seulement un peu creuse (pour un personnage de cinéma…). Mais voilà que chez elle aussi le maquillage va céder aux événements et à la réalité des sentiments. Alternant entre tendresse "maternelle", amour sincère et jalousie furieuse, Marie atteint peu à peu une dimension qui nous touche. Elle essaie d'accéder à une grandeur dans ses relations avec Véronika qu'il serait à mon sens trompeur de confondre avec une simple permissivité sexuelle de circonstance et de temps. Ses tentatives d'accueillir dans la vie d'Alexandre et dans la sienne propre une autre femme sonnent comme l'écho d'un amour bien réel pour son jeune amant. Sa lucidité envers l'égoïsme d'Alexandre est pourtant totale. A son nihilisme pseudo-intello exprimé en de longues tirades, elle répond par un ironique et succinct: "C'est fou ce que vous croyez en l'homme." Mais bien sûr Marie (parce qu'elle est "vraie") ne cesse de se heurter au mur de ses propres limites, un mur élevé sur une souffrance à l'intensité proportionnelle à celle de cet amour.
Marie, c'est la merveilleuse Bernadette Lafont, icône comme Léaud de la Nouvelle Vague. Son naturel fait merveille. Ses regards, ses fureurs, ses sourires, sa sensualité demeurent inoubliables.

2f6c73e7153f31ae8a497a4b034a715e.jpg

Véronika, elle, la "putain" (et la performance de Françoise Lebrun y est pour beaucoup) est le centre, l'axe du film, celle autour de laquelle peut tourner la triste java dansée par le couple Alexandre et Marie. Avec son visage pâle au maquillage contrasté, semblant sortir d'une oeuvre de Murnau ou de Dreyer, ses tresses sagement nouées derrière la tête, ses habits noirs, Véronika sert de catalyseur au couple. Alexandre finira grâce à elle par découvrir sa propre humanité et Marie la profondeur de ses sentiments. La blonde infirmière polonaise qui "baise" à tout va et en parle avec une franchise et une crudité qui surprend encore près de 30 ans plus tard apparaît souvent comme passive. Et c'est précisément là sa blessure secrète si subliment exprimée dans son long  monologue, si émouvant pour ne pas dire plus et pourtant dénué de tout pathos. Bien plus mature qu'Alexandre, pleinement consciente de qui elle est et de la spirale infernale dans laquelle elle est prise, elle se voit comme cette "putain" du titre (et qui correspond bien sûr au regard de la société, vision que dénonce Eustache), fille qui se donne, que l'on prend, que l'on jette et qui ne fait que rêver secrètement à un amour des plus classiques ponctué par un enfant. Et la rencontre d'un être qui l'aime vraiment la perturbe, la trouble, comme elle l'explique à Alexandre: "Comment voulez-vous qu'une fille sur qui les hommes sautent au bout de cinq minutes ne soit pas troublée quand quelqu'un est gentil, ne cherche pas à la baiser ?".
Sa "confession" faite en pleine crise d'ivresse nous fait mal par sa froide lucidité et par tout ce qu'elle renvoie à la société dont, beaucoup plus qu'Alexandre ou Marie, elle est le produit, l'enfant triste. Françoise Lebrun a su marquer ce film de son empreinte, de sa silhouette dans son long châle noir, de sa voix blanche, de ses brefs mais lumineux sourires, de ses multiples déclinaisons du mot "baise" et de ses larmes. Elle reste inoubliable.

60b86be21721e80e681ae82e8dbd898b.jpg

La liberté apparente de mœurs et de langage des personnages n'est que faux-semblant. Chacun, prisonnier de ses peurs, comble sa frayeur par l'excès: les mots pour Alexandre, la baise pour Véronika, la permissivité pour Marie. Au bout, toujours, la frustration et l'échec. Alexandre termine muet, comme tétanisé par ce qu'il a fini par comprendre. Véronika avoue son désir de mariage et d'enfant qui lui semble enfin promis mais commence par la faire vomir. Marie se révolte et affirme sa volonté d'exclusivité. Elle restera seule.

LA MAMAN ET LA PUTAIN créa un énorme scandale à sa sortie sans que l'on sache très bien s'il résultait de ce qui était montré à l'écran (pas grand-chose) ou de ce qui y était dit. L'étonnant mélange de trivialité (l'épisode du tampax de Véronika accidentellement enfoncé par un Alexandre trop pressé) et de poésie dans l'expression des personnages que, paradoxalement, le vouvoiement anachronique des personnages ne fait que renforcer, surprit et surprend encore aujourd'hui. On évoqua Flaubert, Musset, Marivaux. Sans doute pas à tort. Mais à l'inverse d'un Rohmer avec qui la comparaison s'impose obligatoirement pour bien des raisons (radiographie du sentiment amoureux, importance du texte, des mots, jeu des acteurs distancié), ici pas de discours coupé du réel et de la chair, pas de construction intellectuelle et théorique, pas de jeux de l'esprit. On vit, on souffre, on baise, on saigne, on se fout sur la gueule, on dégueule. Le sexe, omniprésent dans les désirs, les actes et les paroles, a autant d'importance et même plus que l'esprit, même si tout cela finit par laisser un goût de cendre dans la bouche des personnages. On ne prétend pas que la vie est belle pour qui sait la voir ainsi, on s'y coltine à cette vie, on y confesse qu'elle est plus souvent dégueulasse que belle et qu'au bout, de toutes façons, il y a la mort. Non, ce n'est pas "élégamment gaie". C'est furieusement désespéré et pourtant on y rit davantage que dans tous les Rohmer réunis. Mais, selon la formule de Georges Duhamel,  l'humour n'est-il pas la politesse du désespoir ?

Jean Eustache devait se suicider huit ans plus tard, le 4 novembre 1981, à  43 ans.

©Philippe Serve 2001-2007

CLIN D'ŒIL ?

Gilberte, la fille qui quitte Alexandre au début du film pour se marier avec un autre, est-elle un clin d'œil à la Gilberte de "Jules et Jim" de François Truffaut, que Jim quitte pour Catherine ?

Le Ferrand auquel fait allusion Alexandre ("Il est mort comme ça, dans la fleur de l'âge") renvoie-t-il au personnage joué par François Truffaut dans son propre film "La Nuit Américaine", tourné la même année que LA MAMAN ET LA PUTAIN et dont… Jean-Pierre Léaud est l'un des interprètes principaux ?

FLORILEGES VERBAUX

- "Le jour où je ne souffrirai plus, c'est que je serai devenu un autre. Et je n"ai pas envie de devenir un autre. Ce jour là nous ne pourrons plus nous retrouver." (Alexandre à Gilberte)

- "Attendez ! Vous allez enfoncer mon tampax. Ca y est… Oh merde ! Il va encore falloir que j'aille voir mon gynécologue." (Véronika à Alexandre)

- "Vous avez de très belles veines. J'aimerais vous faire des piqûres." (id.)

- "Les films apprennent à vivre." (Alexandre)

- "J'avais envie d'une queue. C'est bien de s'endormir en sentant une queue, même molle, contre ses fesses" (Véronika)

- "Tu as vu ? Il a la queue en forme de bec de théière." (Véronika à Marie, à propos d'Alexandre)

- "Il faudrait qu'il se fasse enculer, ça lui ferait pas de mal." (Marie)
- "Ca lui ferait du bien" (Véronika) (au sujet et en présence d'Alexandre)

- "La myxomatose est une maladie du lapin. La blennorragie est une maladie de la pine." (Alexandre)

- "Je te parle de rêve et déjà tu me réponds par "cauchemar"." (Alexandre à Gilberte)

- "Elle est blonde, elle a les yeux bleus. Elle m'a regardé avec un regard insistant. Ce beau regard des myopes. Je crois qu'elle a un gros cul mais je ne suis pas sûr." (Alexandre décrivant Véronika à son copain)

- "Je préfère encore regarder la télé. Au moins, Bellemare et Guy Lux portent leur connerie sur leurs visages." (Alexandre)

- "En ne venant pas hier, vous m'avez permis de parler aujourd'hui de votre absence. Alors qu'hier je n'avais rien à vous dire. Vous avez installé quelque chose entre nous." (Alexandre à Véronika)

- "Les films de Murnau, c'est toujours le passage, de la ville à la campagne." (Alexandre)

- "Comment voulez-vous qu'une fille sur qui les hommes sautent au bout de cinq minutes ne soit pas troublée quand quelqu'un est gentil, ne cherche pas à la baiser ?" (Véronika à Alexandre)

- "Je n'ai jamais quitté personne. C'est pourquoi on me quitte tout le temps." (Alexandre)

- "La nausée est un malaise noble, ce n'est pas le nom qui convient à cette poussière, cette honte qui reste dans ma gorge, que je ne peux pas digérer, que je ne peux pas recracher non plus…" (Alexandre)

- "Quand la terre tremble sous nos pas, que l'Amour, la Révolution ne veulent plus rien dire… Vous savez, le monde sera sauvé par les enfants, les soldats et les fous." (Alexandre)

- "Vous savez, j'ai envie de rebaiser avec vous. Les nanas ne le disent pas, d'habitude ? Je vous aime et j'ai envie de rebaiser avec vous." (Véronika à Alexandre)

- "Quand je fais l'amour avec vous, je ne pense qu'à la mort, à la terre, à la cendre…" (Alexandre à Marie)
- "Alors vous faites l'amour avec la mort ?" (Marie)
- "Pourquoi ? Vous voyez des rivières, des cascades ruisselantes ?" (Alexandre)

- "Ma rage d'aimer donne sur la mort comme une fenêtre sur la cour."
- "Saute, narcisse !"
(graffiti de toilettes rapporté par Véronika à Alexandre et ponctué d'un "Ca vous ressemble")

Le monologue de Véronika


 

CHANSONS

Un souvenir (Damia)

"Un souvenir, c'est l'image d'un rêve, une heure trop brève qui ne veut pas finir…
Un souvenir, c'est toute la tendresse, des beaux jours d'ivresse que l'on veut retenir…"


Les Amants De Paris (Edith Piaf)

Les amants de Paris couchent sur ma chanson
A Paris les amants s'aiment à leur façon
Les refrains que je leur dis
C'est plus beau que les beaux jours
Ça fait des tas d'printemps et l'printemps fait l'amour.
Mon couplet s'est perdu
Sur les bords d'un jardin
On ne me l'a jamais rendu
Et pourtant je sais bien
Que les amants de Paris m'ont volé mes chansons
A Paris les amants ont de drôles de façons...

Les amants de Paris se font à Robinson
Quand on marque des points à coups d'accordéon
Les amants de Paris vont changer de saison
En traînant par la main mon p'tit brin de chanson.
'y a plein d'or, plein de lilas
Et des yeux pour les voir
D'habitude c'est comme ça
Que commencement les histoires
Les amants de Paris se font à Robinson
A Paris les amants ont de drôles de façons.

J'ai la chaîne d'amour au bout de mes deux mains
'y a des millions d'amants et je n'ai qu'un refrain
On y voit tout autour les gars du monde entier
Qui donneraient bien l'printemps pour venir s'aligner
Pour eux c'est pas beaucoup
Car des beaux mois de mai
J'en ai collé partout
Dans leurs calendriers...
Les amants de Paris ont usé mes chansons
A Paris les amants s'aiment à leur façon

Donnez-moi des chansons
Pour qu'on s'aime à Paris...

[critique reprise du site Ecrans pour Nuits Blanches]

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://alombreducactusflottant.hautetfort.com/trackback/1193428

Ecrire un commentaire