06.09.2007

Luciano Pavarotti : 1935-2007

 Ciao, Luciano !  Et le reste est silence.... 

14.08.2007

Le Cristal de la Rickenbacker

Je vais vous confier un secret...

Si........

1) j'étais (très) riche

2) je savais jouer de la guitare (je sais, il n'y a pas d'âge pour apprendre mais je suis trop paresseux pour m'y mettre maintenant)

j'assouvirais un vieux rêve d'adolescence et m'achèterais... ça !  

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 Une RICKENBACKER !

Ici, le modèle 12 cordes immortalisé par George Harrison avec les Beatles en 1964.

Je ne suis pas musicien et ne connais rien à la technique attachée aux divers instruments. Mais j'ai de l'oreille et une passion pour la musique Pop-Rock depuis mon plus jeune âge, c'est à dire justement depuis... 1964 ! Et je crois bien que ce qui a tout déclenché est l'accord introductif de la chanson des BeatlesA Hard Day's Night, plaqué justement par George Harrison sur cette guitare, plus particulièrement une Rickenbacker 12 cordes stéréo 360/12, la deuxième jamais frabriquée de ce modèle et offerte au guitariste soliste des Beatles le 8 février 64, juste avant leur premier passage au Ed Sullivan Show.

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George utilisa abondamment cette douze cordes pour l'album A Hard Day's Night, bien entendu tout au long du titre éponyme mais aussi, par exemple, sur I should have known better :

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Les deux albums suivant, Beatles for Sale et Help en fournissent aussi d'excellents exemples dont le célèbre A Ticket to Ride :

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 Esthétiquement superbe et d'une grande finesse de manche - certains guitaristes aux gros doigts la trouvent difficle d'utilisation pour cette raison - la Rickenbacker possède vraiment un son particulier que je qualifierai de cristallin et qui fera passer n'importe quelle Gibson pour un instrument bouseux. Tous les grands groupes des années 60 l'ont utilisée, plus ou moins régulièrement. Outre les Beatles (John Lennon fut le premier en en utiliser une dès le séjour du groupe à Hambourg, puis George, Paul McCartney laissant aussi plus tard sa basse Hofner pour une basse Rickenbacker), on trouve Pete Townshend et les Who des débuts avec par exemple les intros caractéristiques de :

The Good's Gone :
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ainsi que son solo : podcast
ou Legal Matter :podcast

sans parler de l'accord plaqué de The Kids are alright sans doute inspiré par celui de A Hard Day's Night : podcast
Quant au solo de la même chanson, il prouve à lui seul, via la virtuosité de Pete  Townshend - à la fois guitariste soliste et rythmique et qui éclata plus d'un modèle dans ses furies de fin de concerts - que la Rickenbacker pouvait se faire "dure" : podcast
Roger McGuinn, lui, tissa de véritables dentelles sonores avec ses Rickenbackers (6 et surtout 12 cordes) au sein du groupe dont il était le leader incontestable, les Byrds. L'intro et le solo d'un de leurs plus grands succès, Turn, turn, turn le prouve amplement :

 

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 Brian Jones avec les Rolling Stones, Dave Davies avec les Kinks les Animals, les Searchers, les Hollies ou les Beach Boys eurent aussi pas mal recours à la guitare Rickenbacker, tout comme dans un genre différent Jefferson Airplane ou Creedence Crealwater Revival. Plus tard, Tom Petty, grand admirateur des Byrds et de Bob Dylan, en usa largement ainsi que l'excellent groupe féminin des Bangles.

Paul Weller avec The Jam (ci-dessous, à droite) ramènera cette guitare sur le devant de la scène, l'associant du même coup au Mod revival de la deuxième moitié des années 70 et début des années 80. Un exemple ici avec le solo (inspiré du style de Pete Townshend) de The Modern World :podcast

 

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Le groupe de rock français le plus classieux des années 80, les Dogs, originaire de Rouen et emmené par le regretté Dominique Laboubée, mit également la Rickenbacker en exergue sur leur premier album Different ou sur le trop bien nommé et sublime Too much class for the neibhbourhood :

 

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"LE" site sur les Rickenbacker

A l'intérieur du site, tout sur les Ricken des Beatles

Et puis la page Wikipedia (français) consacrée à ces guitares.

11.08.2007

Amy Winehouse

Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais moi, en général, un(e) artiste dont on nous rebat les oreilles du matin au soir me devient vite insupportable. Et bien s'il ne doit y avoir qu'une exception, elle prendra le nom de Amy Winehouse.

Alerté par des articles plus qu'élogieux parus au gré de la presse (Le Monde, Libé, Télérama...), je suis allé prêté une oreille il y a a quelques temps de cela à cette chanteuse anglaise avec, autant l'avouer, pas mal de retard sur beaucoup (depuis, je ne peux plus zapper sur une chaîne de télé sans tomber sur elle). Résultat : le choc... Je suis tombé raide fou de sa voix dès la première seconde de la première chanson entendue. Pas souvenir d'avoir ressenti ça depuis les débuts de Sinead O'Connor, autrement dit depuis une vingtaine d'année maintenant (fou comme le temps passe....).

Amy a seulement 24 ans, un physique qui ne s'oublie pas - chevelure choucroute, tatouage et poitrine opulente - et une vie apparement déjà bien remplie et agitée à coups de hautes doses d'alcool qu'elle raconte sans ménagement dans ses chansons. Chanteuse tout à la fois de jazz, de blues et de soul, elle est considérée comme la plus pure héritière de Sarah Vaughan ou Aretha Franklin. Je n'hésiterai à rajouter le nom d'une de mes icônes personnelles, Billie Holliday.

Deux albums, aussi indispensables l'un que l'autre, vous la feront découvrir et, comment en douter, aimer : Frank (2003) et Back to Black (2006). Dans ce dernier, elle ressuscite littéralement les fantômes soul de la fin des années 50 et des 60's.

Elle ne quitte pas mes écouteurs et accompagne partout mes pas qui tentent d'éviter les embûches des travaux du tram (me mettant du même coup à à deux doigts de me faire tamponner par une rame roulant à l'essai !). Sa voix dégage une profonde chaleur doublée d'une nonchalance très séduisante mais ça, vous allez vite vous en rendre compte.

Comme des exemples valent mieux que des longs discours, je vous propose de la retrouver ci-dessous dans quatre extraits videos de son deuxième album. Tout d'abord dans ce qui est son plus gros succès, le soulissime morceau Rehab, où elle parle très directement d'elle-même, de son (ex) problème d'alcool et de son refus d'aller en cure de désintoxication (en rehab) :

 

Ensuite, You Know I'm no good (mais si, Amy !)

 

On continue avec Love is a losing game...

 

Et enfin, le formidable Back to Black qui donne donc son titre à l'album.

 

Voilà. Achetez ses deux albums et consommez sans modération, vous ne le regretterez pas...