09.09.2007

Rugby : J + 1 (suite)

La première journée de matches de poule de cette 6ème Coupe du Monde de rugby s'est poursuivie et terminée de façon très festive – stades pleins, public aux anges, ambiance superbes - et avec son plein de points.

Pas de surprise au niveau des vainqueurs mais des résistances souvent surprenantes. Ainsi du Samoa qui, malgré le carton final (défaite 59-7) a mené la vie dure pendant plus d'une mi-temps à l'Afrique du Sud. Un combat physique intense pour le plus grand bonheur des spectateurs du Parc des Princes. Les Springboks ont impressionné et confirment leur statut de vainqueur final possible. Solides devant – il le fallait face aux impressionnants Samoans – ils ont brillé de mille feux par leurs lignes arrières, à l'image de leur fusée numéro 11, Habana, auteur de 4 essais, la moitié de ceux de son équipe. L'arrière Montgomery, lui, enquillait 29 pts dont deux essais. Reste un bémol à la fête, constaté sur d'autres terrains : l'arbitrage, systématiquement favorable aux grosses équipes. C'est ainsi que le flanker springbok aurait dû récolter un carton jaune, voire rouge, pour une énorme faute.
On bave déja d'envie à la perspective du prochain Afrique du Sud-Angleterre (vendredi).

Les Gallois, eux, ont eu beaucoup de mal face à de surprenants Canadiens qui ne voulaient pas être en reste après la bonne performance de leurs voisins états-uniens hier contre l'Angleterre. Après 50 minutes de jeu, les joueurs à la feuille d'érable créaient la sensation en menant 17-9 avec trois essais contre aucun à la clé ! Mais le poireau allait se redresser en alignant cinq essais en un quart d'heure pour finalement l'emporter 42-17. N'empêche, les Gallois devront beaucoup mieux jouer et surtout le faire plus tôt s'ils veulent battre les Fidji – que l'on hâte de voir – dans un match sans doute décisif pour la qualif'. Entre temps, ils auront affronté l'Australie et leur performance d'aujourd'hui autorise l'inquiétude.

Le Portugal en Coupe du Monde de rugby ! Qui pouvait s'y attendre ? Annoncée comme la plus faible équipe du tournoi – avec la Namibie – elle avait tout à craindre de ses grands débuts face à l'Ecosse. Les Portugais auront magnifiquement résisté toute une mi-temps  (28-10 au repos pour le chardon) avant de lâcher prise tout en continuant à pratiquer un beau jeu. Le score final (56-10), ne reflète pas vraiment le match et se retrouve flatteur pour les Ecossais. Ces derniers souffriront sans doute beaucoup face aux All Blacks. Bon, d'accord, les Portugais aussi vont souffrir contre les hommes en noir.

Enfin, on surveillait attentivement l'entrée en lice des deux prochains adversaires de la France que celle-ci devra battre impérativement après sa déconvenue tango : l'Irlande et la Namibie. Un carton en perspective. On se rappelait que l'équipe africaine avait pris un 64-7 il y a quatre ans face au trèfle et même un 142-0 contre l'Australie, record absolu en coupe du monde. Grosse surprise, les Namibiens firent mieux que résister, plantant deux essais et ne s'inclinant que 32-17. Les Irlandais ont tout de même pris leur point de bonus grâce à un quatrième essai en fin de match. Mais ils ne se seront guère rassurés

Bilan de ce premier week-end : les très gros venant du sud (All Blacks, Wallabies et Springboks) sont au rendez-vous. Les gros du nord (Angleterre, Irlande, Galles, Ecosse) gagnent mais souffrent. Les petits d'un peu partout prennent des déculottés mais enthousiasment le public par leur entêtement à résister et leur bel esprit du jeu.
La France, quand à elle, s'angoisse.

Pause jusqu'à mercredi où débuteront les gros bébés du Tonga, les acrobates des Fidji et les solides Roumains.
 
Et pour le plaisir, le Haka des All Blacks face à celui du Tonga
 

Foot : des Bleus al dente


Faudra vous y faire, ce blog sera très sportif pendant quelques semaines, ça a déjà commencé. Mais l'actualité reste sous surveillance étroite et le cinéma gardera toute sa part.

Ce samedi soir donc, place à l'épisode 3 des rencontres franco-italiennes autour d'un ballon rond. Après le 1 (Brutti, sporchi, cattivi / Affreux, sales et méchants), le 12 juillet 2006 en finale du Mondial, puis l'épisode 2  (L'Ultimo Tango a Pariggi / Dernier tango à Paris) en match aller de ces éliminatoires, venait logiquement le 3 au stade San Siro, officiellement Giuseppe Meazza.
Du côté des Bleus français – qui jouaient en blanc – on espérait Miracolo a Milano (Miracle à Milan), tout en redoutant un Riso amaro (Riz amer). D'autant que les Français avaient fait tout leur possible pour rendre – stupidement - l'atmosphère irrespirable. Provocations verbales répétées du spécialiste en chef Raymond Domenech qui lui valurent une suspension et d'aller voir le match du haut des tribunes comme un vulgaire supporter, mais aussi de certains joueurs (Abidal, Lassana Diarra, Toulalan). En gros, les joueurs italiens sont tous de gros tricheurs et de vils provocateurs.
Dans ces conditions, il ne fallait pas s'étonner de voir les 75000 spectateurs du stade (plus 5000 courageux Français) être chauffés à blanc avant même le coup d'envoi. Bel hommage à Pavarotti – comment aurait-il pu en être autrement à Milan ? – vite gâché par l'attitude du public qui couvrit de sifflets une Marseillaise devenue inaudible. Rappelons qu'au match aller le public parisien – pourtant loin d'être un modèle – avait parfaitement respecté l'hymne italien. Bref, on craignait le pire.
Hé bien non ! Certes, le match fut très engagé physiquement – on dit "viril", en langage footbalistique – mais sans aucune brutalité volontaire ni mauvais coup. On vit au contraire souvent les joueurs se sourire après un contact rugueux, la palme revenant aux maintes accolades entre le taureau milanais Gennaro Gattuso – joueur du Milan A.C., il jouait dans son stade – et l'ancien lyonnais Florent Malouda. Ceux là n'arrêtaient pas de se tacler puis de s'embrasser en riant comme des bossus. On ne s'en plaindra pas.

Le match ? A la limite du soporifique en première mi-temps, chacun replié chez soi et jouant à deux à l'heure. Nettement plus vif après la pause, les Italiens se devant de faire quelque chose devant leur public et après leur défaite à l'aller. Les Français tinrent parfaitement le choc grâce à un bloc défensif de premier ordre. En fait, les Tricolores de chez nous ont joué à l'italienne, sachant ramener à la maison un 0-0 des familles.
Ça commence à faire un bon moment que les Azzuri n'ont plus battu les Français dans le jeu, hors tirs au but. Plus de 20 ans, facile.
Les Bleus ont prouvé qu'ils pouvaient ne pas perdre même sans leur porte-bonheur Gallas, absent pour blessure. Landreau n'a toujours pas encaissé de buts en 6 sélections et s'est montré très rassurant pour son premier gros test international. Lassana Diarra, la grande surprise du chef en latéral droit, a été tout simplement remarquable, comme le vieux Thuram, le déjà expérimenté Abidal ou le toujours surprenant et si sobre Escudé. A la récupération, les ancêtres Vieira et Makélélé, malgré leur manque quasi total de compétition dans les jambes, ont été parfaits. Ribéry et Malouda ont rendu une copie "pas mal mais peuvent mieux faire, mais vu le contexte c'est quand même pas mal". Anelka nous a gratifié de quelques beaux gestes techniques. Par contre, Titi Henry a été inexistant. Il sera suspendu contre l'Ecosse mais sur sa prestation de ce soir, on ne s'alarmera pas outre mesure. Benzéma ou Trézéquet feront au moins aussi bien l'affaire. En attendant que le néo-Barcelonais retrouve sa forme.

En tout cas, ces Bleus là ont montré aux autres – ceux du Rugby – ce que savoir gérer la pression voulait dire. Ce n'était pas gagné par avance dans un tel contexte. Et là, chapeau. La vita é bella !



08.09.2007

Rugby : J + 1

"L'accident"

Retour sur France-Argentine (12-17). On apprend par la bouche de l'ancien international Laurent Bénézech via le site de L'Equipe où il est consultant, que la gestion d'avant-match mis en place par le staff tricolore avait été calamiteuse. Plutôt que de détendre les joueurs, Bernard Laporte et ses adjoints crurent judicieux de  les placer dans un état d'émotion délibéré. "Le problème est que l'encadrement a voulu en rajouter et a fait lire au groupe la lettre de Guy Moquet, ce qui a créé un surplus d'émotion. Les joueurs avaient les larmes aux yeux. Le match était quasiment cinq heures après. Il y a eu aussi la remise des maillots aux huit joueurs qui étaient dans les tribunes, cette cassure, donc, dans le groupe des trente, deuxième pic émotionnel. Et ce qui devait arriver est arrivé : les joueurs étaient vidés au moment du match."

Si la mémoire de Guy Moquet mérite d'être honorée – et elle n'a d'ailleurs pas attendu son "officialisation" par le nouveau Président de la République pour l'être – le faire dans ce contexte précis et dans ce but devient une instrumentalisation plus qu'incongrue : indécente et stupide. Cette surenchère à l'émotion que l'on nous sert sans discontinuer depuis des mois commence à devenir fatiguante. Question bien sûr sur toutes les lèvres mais qu'aucun média n'ose poser : cette mauvaise idée a-t-elle été soufflée au sélectionneur et futur secrétaire d'état aux sports  par son excellent ami et futur patron – puisque le Premier Sinistre, selon le mot de Coluche, n'existe plus de fait – Nicolas Sarkozy ?
En tout cas, après une nuit de réflexion et visionnage du match de la veille, Bernard Laporte, Jo Maso et Fabien Pelous sont tombés d'accord : la défaite relève de "l'accident" et c'est la faute à la "pression". Cette bonne vieille pression, ça faisait longtemps qu'on ne nous l'avait pas resservie. Attention, car la pression avec ou sans mousse, les Irlandais ça les connaît.
Les paroles – fleuries – et pleines de bon sens sont venues du pétillant Daniel Herrero au journal de la mi-journée sur France 3.

Quand Tout Noir rime avec Lumière.

Un pur régal. Admirer les All Blacks face à l'Italie (76-14) n'a pu que réjouir tout amoureux du rugby. Les Néo-Zélandais se sont livrés à la démonstration attendue, espérée, et redoutée par nos cousins transalpins. Inscrivant 11 essais, tous plus beaux les uns que les autres - le premier dès la 1ère minute de jeu - menant 38-0 après seulement 19 minutes, les hommes à la fougère argentée ont enthousiasmé les 60 000 spectateurs du Stade Vélodrome à Marseille. Face à des Italiens K.O. d'entrée mais qui eurent l'immense mérite de s'accrocher, de jouer et de savoir finir fort avec deux essais à la clé, les All Blacks ont fait étalage de leurs plus grandes qualités : soutien constant au porteur du ballon, rapidité, implacable précision des passes, puissance physique dans les regroupements et toujours cet amour du jeu qui les pousse à accélérer sans cesse en faisant vivre le ballon. Je répète : un régal. On se souvient des propos du grand et mythique capitaine Black des années 60, Brian Lochore, qui déclarait que la plus belle marque de respect envers un adversaire quel qu'il soit était de ne jamais "lever le pied" et si on pouvait lui passer 100 points, de le faire. Ce credo irradie toujours le jeu des hommes en noir. A mille lieux de cette arrogance trop souvent à l'œuvre par ailleurs, suivez mon regard...

Carton plein dans la poche australienne


Les Wallabies australiens doivent aussi avoir beaucoup de respect pour les Japonais. Ils n'ont pas eu à forcer leur talent pour faire voler en éclat les fleurs de cerisier. Match à sens unique, beaucoup plus déséquilibré que le précédent, les progrès du rugby nippon étant très loin d'atteindre ceux de l'Italie. A l'arrivée, 13 essais et un score astronomique de 91 à 3. Un match trop facile qui empêche de vraiment juger  cette équipe d'Australie. En comparaison et vu l'adversité, les All Blacks m'ont paru bien plus impressionnants.

 Une Rose pâlichonne

 La surprise est venue du stade Bollaert à Lens où la Rose anglaise, championne du monde en titre, a été sérieusement bousculée par les Aigles états-uniens. Certes les Anglais ont gagné mais n'ont marqué que trois essais – contre un – pour un score finale de 28-10. Les USA ont montré des qualités certaines : dynamisme, rapidité, volonté, solidarité. L'Angleterre, elle, privée de Johnny Wilkinson, aura sérieusement besoin d'élever la qualité de son jeu lors de ses prochains matches. Sinon, une correction pourrait l'attendre face aux Springboks sud-africains.

Et maintenant, place au foot et à Italie-France...

Naufrage à Saint-Denis

La soirée avait très mal commencé avec la plus nullisssime des cérémonies d'ouvertures vues depuis des décennies, tous sports confondus. Un raté mémorable dont je ne prendrai même pas la peine de parler davantage. Elle s'est poursuivie avec un match catastrophique d'une équipe de France se faisant museler par une Argentine au jeu désespérément négatif mais parfaitement huilé.

Jamais les Français n'ont pu faire illusion. Incapable de varier leur jeu, tétanisés peut-être par l'enjeu, mettant plus d'une mi-temps à comprendre que le salut ne pouvait que passer par le jeu au large, ils ont bien devantage perdu le match que les Argentins ne l'ont gagné. Ce qui avait été un défaut récurrent lors des matches de préparation, à savoir les ballons tombés et trop vite perdus, s'est systématisé. Mais, surtout, on aura de quoi se poser beaucoup de questions sur ce jeu stéréotypé, prévisible, sans imagination. L'ancien joueur et sélectionneur Pierre Villepreux, véritable théoricien du rugby, déplorait avec justesse cette semaine dans Libération cette obssession qu'ont aujourd'hui toutes les équipes - dont la France - à jouer au sol. On prend le ballon, on fait un ou deux mètres et on se couche. C'est soporifique et tue l'esprit du jeu et même tout simplement le jeu. Les Argentins, qui ont décliné leur partition exactement comme attendu, au bémol près, n'attendaient que ça. Ils pouvaient ainsi pourrir le match. Ils ne s'en sont pas privés, comment le leur reprocher vu le résultat final à leur avantage ?

Comment les meneurs de jeu français - à commencer par le chef d'orchestre que doit être le demi de mêlée, ici Pierre Mignoni - ont-ils pu ainsi tomber dans le piège et ne pas comprendre la situation ? Certes, la deuxième mi-temps a vu du mieux - on imagine la colère de Bernard Laporte aux vestiaires à la mi-temps - mais seulement par intermittence et sans réel dynamisme. Les Français ont-ils pêché par arrogance comme le leur reprochent souvent nos amis anglais ? Peut-être. A vrai dire, peu importe. La leçon est sévère pour ne pas dire cuisante. La faute n'en incombe pas seulement aux joueurs bien sûr. Le staff a sa part de responsabilité dans la préparation puis l'exécution du match. Pourquoi a-t-il fallu attendre les 7 dernières minutes pour voir enfin Mignoni, complètement à côté du match, se faire remplacer par Elissalde ? Chabal, lui, était entré seulement trois minutes auparavant et on a pourtant vu tout ce qu'il pouvait apporter. Il faudra que Bernard Laporte et Jo Maso s'expliquent là-dessus.

Si les Français ont été totalement décevants - la manière est beaucoup plus inquiétante que la simple défaite -, que dire sur les Argentins ? Bravo à eux car ils ont appliqué et tenu leur plan à la lettre et gagné. Mais dieu que leur rugby est triste ! Ils n'ont pensé qu'à maintenir les Français dans leur camp en monopolisant la balle au sol, à les faire déjouer et à taper des chandelles. Hernandez, leur demi d'ouverture ,que les médias ne cessaient d'annoncer comme un magicien, un génie, l'un des meilleurs joueurs du monde, n'aura rien montré si ce n'est ces fichus chandelles. Mais il a gagné et seule la victoire est belle.

Cette défaite met l'équipe de France dans une situation très délicate. Elle se trouve maintenant le dos au mur, dans l'obligation absolue de battre la redoutable Irlande le 21 septembre. Tout autre résultat l'éliminerait dès le premier tour, catastrophe unique à ce niveau. On n'ose imaginer le tremblement de terre qui suivrait dans la sphère de l'ovalie nationale. Mais la victoire ne suffira pas. Il faudra espérer que les hommes au trèfle battent les Pumas argentins le 30. Sinon, pour l'éventuel 1/4 de finale - désormais le mot éventuel s'imposera pendant trois longues semaines - ce ne serait pas Saint-Denis face à l'Ecosse ou l'Italie, mais Cardiff contre... les All Blacks. Et là, ce serait une toute autre chanson !

Le Puma a dévoré le Coq. Le Coq doit maintenant se préparer à cueillir le Trèfle. Ce ne sera pas facile. En n'oubliant pas qu'aucun champion du monde précédent n'a jamais perdu un match de poule. Annoncé triomphant, le rugby français va-t-il sombrer ? Le coq arrivera-t-il à sortir de la poule ?
 

 

06.09.2007

Souvenirs de Rugby


En 1968, le XV de France, emmené par son capitaine toulonnais Christian Carrère et ses joueurs-vedettes Jo Maso, Walter Spanghero, Guy et Lilian Camberabero, Benoît Dauga, Pierre Villepreux et Jean "Peter Pan" Gachassin, enlevait pour la première fois le Grand Chelem de ce qui était alors le Tournoi des 5 Nations.
Je m'intéressais déjà au rugby depuis deux ans, converti en partie par l'enthousiasme cathodique et contagieux de l'inimitable Roger "allez les petits" Couderc et de l'autre par les progrès locaux du Racing Rugby Club de Nice qui n'allait pas tarder à accéder enfin à la première division.
J'avais 13 ans et bien que footeux de base – je le suis resté – j'intégrais avec plusieurs copains l'école de rugby du RRCN. Ma petite taille me désigna vite demi de mêlée. Mon idole et modèle devint le Gallois Gareth Edwards, autant viser haut.

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Le blogueur en chef est frappé d'une croix noire. Je dédie cette photo à mon regretté ami Jean-Jacques,
juste derrière moi sur la photo.


Mon premier choc émotionnel lié au rugby me vint à la fin d'un tournoi à 7. Nos éducateurs nous projetèrent un film sur la tournée des Lions Britanniques en Nouvelle Zélande. C'était la première fois que je voyais en action les fameux, les mythiques All Blacks, ces valeureux guerriers dont on dit que leur tenue noire porte le deuil de leurs adversaires. Je découvris, émerveillé et effrayé à la fois, leur tétanisant Haka. Puis je compris ce que voulait dire "enfoncer l'adversaire" et "faire reculer une mêlée" sur vingt mètres. Ces joueurs semblaient sortis d'une autre planète. Ils étaient les dieux du Rugby et le sont restés, même s'ils ne gagnent pas toujours. Quoiqu'on fasse et dise, il y aura toujours les All Blacks et les autres. Les battre devient alors un exploit incommensurable, forcément inoubliable.

Mes plus grands souvenirs de rugby – en tant que spectateur – sont donc tout d'abord forcément associés aux hommes en noir et... aux exploits presque blasphématoires des joueurs français face à eux.


En premier, le 14 juillet 1979. Je suis au service militaire, à Metz, bien loin de ma Côte d'Azur. Dimanche matin, une télé dans la chambrée. Je suis bizarrement le seul à être resté voir le match. Eden Park, Auckland. Les Français n'ont encore jamais battu les Blacks chez eux. Le match est un rêve. Emmené par "Casque d'Or", l'emblématique capitaine Jean-Pierre Rives, les Bleus bousculent leurs adversaires, marquent quatre essais contre deux et l'emportent 24-19 devant 57 000 spectateurs médusés. L'exploit impensable un 14 juillet. Difficile de faire mieux.



Le deuxième souvenir, dans l'ordre chronologique, fait une infidélité aux All Blacks. Tournoi des 5 nations 1987. Je suis dans les tribunes du mythique stade de Twickenham. Déjà à Londres depuis un an, je suis accompagné de toute une famille d'amis anglais, tous fervents supporters du XV à la Rose, bien sûr. L'ambiance est magnifique, festive, populaire et chaleureuse. Mes amis m'offrent une énorme cocarde tricolore frappée du coq gaulois. Le match est très tendu, comme toutes les rencontres entre ces deux nations. Les deux équipes sont à égalité et la pression des Anglais est énorme. Mais à un quart d'heure de la fin, voilà que Philippe Sella, le plus grand "centre" du monde, réussit une interception de génie et après une course de 70 mètres aplatit dans l'en but, en "terre promise" comme disait Roger Couderc. La France gagne à Twickenham et réussira le Grand Chelem. Je suis aux anges, mes amis sont atterrés mais fair-play.



Souvenir suivant toujours vécu en direct de Londres, la même année mais devant la télé, à l'aube. Première Coupe du Monde retransmise par la BBC en direct d'Australie et de Nouvelle-Zélande. Demi-finale. Les Bleus contre les Wallabies australiens. Le match fou, l'égalité parfaite, la marche vers l'inévitable prolongation car on joue la dernière minute. Et alors une attaque de fous comme seuls les Frenchies peuvent en inventer – ce n'est pas moi qui le dit mais les Anglais, plus admiratifs qu'on ne le croit – et le Pelé du Rugby (on ne connaissait pas encore Zidane), Serge Blanco qui aplatit en coin. La France en finale ! Peu importe ou presque qu'elle la perde ensuite logiquement contre les All Blacks.



1991. A nouveau le tournoi, à nouveau les Anglais, à nouveau Twickenham. Ce jour là, Philippe Saint-André conclut l'essai du siècle, un essai de 100 mètres, parti de l'en-but tricolore. Et dire que certains croient encore que le Rugby n'est qu'un sport de brutes ! A ce niveau, c'est de l'Art.



3 juillet 1994. Retour en Nouvelle-Zélande. Quinze ans après l'exploit de Rives and Co, les Français remettent ça mais cette fois ils enfoncent le clou en battant les Blacks dans les deux test-matches ! Dans le premier, les Bleus se sont imposés 22-8. Mais l'exploit gravé à jamais dans les annales surgit au deuxième test, une semaine plus tard. C'est l'"essai du bout du monde" comme on le nommera. Encore un mouvement fou et collectif parti des 22 mètres français, initialisé par le "goret" Saint-André et terminé par Sadourny.



Je passe sur le pénible souvenir de l'essai manqué à la dernière seconde et pour 10 petits centimètres par le bon géant Abdelatif Benazzi en demi-finale de Coupe du Monde à Durban sous un véritable déluge. La tristesse fut compensée par la joie de voir toute une nation – l'Afrique du Sud – fêter la victoire de son équipe (pourtant entièrement "blanche" à une seule exception près) - et voir un Nelson Mandela enfin sorti des geôles de l'apartheid et Président vêtu du maillot des Springboks remettre la coupe au capitaine Pinaar.

Je finirai alors sur la demi-finale de la Coupe du Monde 1999. Encore et toujours Twickenham qui, décidément, sait pousser les Froggies aux exploits les plus improbables.
31 octobre de légende où l'on retrouve les terribles All Blacks de Lomu, Tumaga et autres Mehrtens, Kronfeld ou Randell. Bref, les meilleurs au monde. Les Français séduisent et marquent un superbe essai en première mi-temps (Lamaison) mais le monstre Jonah Lomu en marquent deux et les Blacks ont 14 points d'avance à peine la deuxième mi-temps commencée. Les Bleus font alors chavirer le stade en alignant 26 points d'affilée : deux drops en deux minutes suivis de deux pénalités, le tout réussi par Lamaison  (28 points au total inscrits de toutes les manières possibles, ce que l'on nomme un "full house"). Puis c'est le feu d'artifice avec trois essais d'anthologie signés Dominici, Dourthe et Bernat-Salles. Les Blacks sont surclassés et terminent hagards, battus 43-31. Comme en 87, la France ratera sa finale, épuisée par l'avant-dernière marche.

Espérons que 2007 voit cette fois... l'essai transformé !


 


 

05.09.2007

La Terre va tourner, ovale.

48 heures. L'excitation monte, l'impatience atteint son point culminant. Dans 48 heures, débute la sixième Coupe du Monde de Rugby.


Si la Vie n'est qu'un court songe évanescent, tissé plus souvent de cauchemars que de doux rêves, les petites bulles de bonheur que l'Homme s'y crée de loin en loin possèdent le parfum des plus belles roses. Si le premier baiser échangé avec l'être dont on rêve depuis des nuits ou la naissance d'un enfant sont à coup sûr des moments inoubliables et inégalables, il existe d'autres plaisirs immédiats qui savent nous faire oublier la grisaille du quotidien et notre triste destin. N'en déplaise aux – nombreux – rabat-joie, les grandes compétitions sportives en font partie. Jeux Olympiques, Coupe du Monde de Football et, donc, de Rugby. Leur espacement dans le temps, tous les quatre ans, les rend d'autant plus précieuses et attendues. Bien sûr, il ne s'agit pas d'ignorer les éléments qui peuvent éventuellement y être attachés (dopage, violence, tricherie, business). Refuser de voir ces aspects sombres serait aussi stupide et condamnable que de vouloir les systématiser. Au-delà des enthousiasmes patriotiques, voire nationalistes et que bien des pouvoirs politiques ont su utiliser à leurs propres fins, existent à ces occasions une vraie fraternité des peuples qu'il serait vain de nier. Et lorsque la fête tourne à l'aigre (Mondial 78 en Argentine de la dictature, J.O. de Mexico en 68, quinze jours après l'assassinat par l'armée de centaines d'étudiants, J.O. de Moscou en 80 et Los Angeles en 84, gâchés par les boycotts "guerre froide" des Occidentaux puis de l'Urss et de ses alliés) ou plus encore au pur drame (J.O. de Munich 72, d'Atlanta 96), le responsable n'est jamais le sport en lui-même mais bien les pouvoirs ou puissances politiques qui le prennent en otage. Il en va de même avec ces imbéciles de hooligans, tels que ceux qui s'en prirent gravement à un gendarme à Lens lors du mondial de foot 98. Les hooligans ne sont PAS le football, comme le dopage n'est PAS le cyclisme.


Le sport est donc une fête et doit le rester, même si c'est de plus en plus difficile à l'heure où les idoles chutent les unes après les autres pour les raisons évoquées plus haut. L'athlétisme et le cyclisme sont les plus touchés mais rien ne dit que football et rugby soient aussi "propres" que les contrôles anti-dopages veulent bien nous le dire, match après match. Bien sûr, on a maintenant tendance à se méfier de tout et de tous, à commencer de ceux qui gagnent, surtout s'ils ne sont pas français !


Quoi qu'il en soit, dans 48 heures, la France commencera à vivre – du moins je l'espère comme tant d'autres – un climat de fête qui durera six semaines, jusqu'à la finale du 20 octobre. Pour peu que la France soit sacrée championne du monde pour la première fois de son histoire, cette fête pourrait jouer les prolongations comme en 98. Et comme en 98 on ne la boudera pas mais sans oublier les réalités, le quotidien de millions d'entre nous, de tous ceux qui vivent dans la rue et/ou qui se cachent pour éviter les contrôles et les expulsions, la réalité d'une politique qui se met chaque jour plus en place, des conflits sanglants en cours ou promis à venir, charriant leur cortège ininterrompu de victimes. Pour tous ceux là, la fête n'existera pas. Il sera bon de s'en souvenir. Sans jouer aux hypocrites. Sans bouder pour autant notre plaisir. L'homme est volontiers schizophrène, rarement un saint, et être ultra-conscient de la famine dans le monde n'a jamais empêché aucun d'entre nous de faire de temps en temps de bons repas, n'est-ce pas ?  Cynique ? Non, simplement lucide et sincère.


Pour tous ceux qui n'entravent rien au Rugby, je conseille un site où ils trouveront tous les renseignements sur les règles du jeu expliquées de manière parfaitement limpide et en vidéo. S'ils préfèrent une version écrite, allez jeter un oeil sur l'excellent blog Journal d'un avocat.


Je reviendrai bien sûr dans mes prochains posts sur cette Coupe du Monde ainsi que sur mes meilleurs souvenirs de Rugby. En attendant, admirez cet essai marqué par mon idole de jeunesse – et modèle pour le demi de mêlée que j'étais -, l'immense joueur gallois Gareth Edwards (numéro 9), ici avec les Barbarians (maillots rayés) face aux mythiques All Blacks néo-zélandais. Les nostalgiques y reconnaîtront aussi d'autres grands joueurs gallois de l'époque, Phil Bennett (numéro 10) et J.P.R. Williams, le fabuleux arrière (numéro 15).

28.08.2007

Tirunesh s'arrêtera là

Je vous parlais samedi et avec émerveillement  de la jeune athlète éthiopienne Tirunesh Dibaba - championne du monde du 10 000 mètres à Osaka - en vous donnant rendez-vous à samedi prochain pour le 5000. Hélas, Tirunesh vient de déclarer forfait en raison des problèmes d'estomac qui l'avait déjà fait sérieusement souffrir lors de la précédente finale.

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C'est L'Equipe qui l'annonce : "Victime de crampes à l'estomac, Tirunesh Dibaba a annoncé mardi qu'elle ne s'alignerait pas sur le 5000 m, samedi à Osaka, et donc ne tentera pas de défendre son doublé mondial 5000 - 10000 d'Helsinki. L'Ethiopienne s'est imposée dans le 10000 m samedi au prix d'un redoutable effort, suite à une chute dans le 13e tour. Néanmoins, cette course a réveillé des douleurs à l'estomac qu'elle traîne depuis les Championnats du monde de cross-country l'an dernier. «Normalement, je n'ai mal que quand je cours, mais en ce moment je souffre même quand je ne cours pas», a-t-elle expliqué."

Ne reste plus qu'a revoir - ci-dessous - l'impressionant dernier tour de Tirunesh sur le 10 000 mètres. [conseil pour voir la vidéo dans les meilleures conditions : dès qu'elle a démarré, appuyer sur "pause", laisser le "ruban rouge" avancer le plus possible, puis appuyer sur "play". Ca évite ainsi les blocages d'images]

 

27.08.2007

La gazelle éthiopienne

Je suis tombé raide fan dès la première fois où je l'ai vue. Elle n'avait pas encore tout à fait 18 ans, un visage d'une beauté toute éthiopienne, une silhouette à la fois altière et si gracile, une élégance naturelle.
 
Une beauté.

C'était les Championnats du monde d'Athlétisme de Paris et nous étions en 2003. Finale du 5 000 mètres dames. Tirunesh Dibaba devenait la plus jeune médaillée (d'or, qui plus est) de toute l'histoire des Mondiaux. L'année suivante, elle n'était "que" médaille de bronze aux J.O. d'Athènes. Un an plus tard, à Helsinki, elle conservait son titre de championne du monde du 5 000 avec en supplément un autre titre sur 10 000 mètres.

Et la voici aujourd'hui à l'édition 2007 des Mondiaux à Osaka (Japon). Elle vient de remporter - il y a tout juste quelques minutes - une cincroyable nouvelle victoire sur 10 000 mètres.
 
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 Tirunesh Dibaba célébrant sa victoire à Osaka
 
Prise dans un incident de course en queue de peloton (mais qu'y faisait-elle ?), attardée sur les autres concurrentes, grimaçant et se frottant à plusieurs reprises un estomac visiblement douloureux, elle remonta petit à petit au courage. Et quand la candidate turque Elvan Abeylegesse attaqua à trois tours de l'arrivée, ce fut Tirunesh et elle seule qui répondit. Elle qui avait été au bord de l'abandon peut-être - encore qu'aucun signe objectif ne l'ait clairement indiqué (1) -  plaça une accélération d'un autre monde, un sprint digne d'un dernier tour de 800 mètres et qui laissa la Turque sur place. Ce démarrage, Tirunesh ne nous l'offrit pas dans les 50 derniers mètres mais sur les 400 derniers ! Un ange s'envolait.

Si vous avez raté ce grand moment et si vous ne connaissez pas encore la plus gracieuse des plus grandes athlètes de cette planète, vous aurez droit à une séance de rattrapage avec la finale du 5 000 mètres prévue samedi prochain (le  1er septembre) à 13h30. Ce sera en direct sur France 2.
 
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(1) Tirunesh a confirmé après la course qu'elle aurait pu abandonner : "C'est très bien mais j'ai souffert de mon estomac, a déclaré la vainqueur. A tel point que j'ai pensé à un moment abandonner. Je l'aurai fait si cela avait été une autre compétition. C'est une grande joie d'avoir gagné et je suis sûr que Dieu m'a aidée. J'ai prévu de défendre mon titre sur 5 000 mètres mais si je ne me sens pas bien, je ne le ferai pas."
 
Une interview en ligne (en anglais) de la jeune, jolie, timide et modeste Tirunesh, datant d'avant les Mondiaux.
 

02.08.2007

Mauvais coup pour Coupet

Grégory Coupet, le gardien de but de l'Olympique Lyonnais et de l'Equipe de France, s'est donc blessé à l'entraînement aujourd'hui. Gravement. Rupture du ligament latéral interne avec à la clé 4 mois d'indisponibilité. Une quinzaine de matches championnat sans lui, cinq sur six en Ligue des Champions et, surtout, les cinq rencontres restant à disputer avec les Bleus sur la route de l'Euro 2008.
Et là, je me demande qu'est ce qui peut bien se passer, au moment où je tape ces mots, dans la tête de Monsieur dents blanches. On se souvient en effet de son histoire récente avec la bande à Domenech. Non ? Alors rappel des faits pour les étourdis...

Profitant de la longue suspension de Fabien Barthez, Coupet avait gardé les buts de l'EdF pendant les derniers matchs qualificatifs au Mondial allemand de 2006. Barthez revenant en jeu et brillament, le divin chauve retrouva assez naturellement la place qui était la sienne chez les Bleus depuis 97. Mais Coupet l'avait très mal vécu, le moins qu'on puisse dire. Considérant – à juste titre - qu'il avait fait du bon boulot dans la cage, il oublia devoir cette place de titulaire non pas à une mise sur la touche de Fabulous Fab pour mauvaises performance de ce dernier mais seulement pour suspension. Une absence pour suspension est à ce niveau semblable à une pour blessure. Quand le titulaire habituel est à nouveau disponible et s'il a conservé/retrouvé sa forme précédente, il retrouve sa place. Sauf peut-être si le remplaçant a été tout à fait exceptionnel, c'est à dire bien meilleur que lui.

Or, si Coupet avait été très bon pendant ces six mois en EdF, il n'avait pas surclassé Barthez, toujours irréprochable en sélection et ce depuis près de dix ans.
Bref...
Raymond Domenech oublia un instant son penchant au favoritisme lyonnais et titularisa le gardien de l'OM pour l'Allemagne, peut-être encouragé à demi-mots par les cadres de l'équipe, Zidane, Viera, Thuram, Sagnol ou Henry dont les affinités sont, tout le monde le sait bien, plus grandes avec Barthez qu'avec Coupet.

Coupet le vécut très, très mal et fit une grosse crise au début du stage de l'EdF en montagne. Départ en voiture, retour, tirage de gueule permanent et, surtout (ce qui fut très déplaisant), utilisation pour ne pas dire manipulation des médias en sa faveur. C'est que Coupet est du pain-béni pour les journalistes, toujours dispo, un mot gentil, de grands sourires et un rire communicatif. A l'inverse de ce sale mioche de Barthez, idole adulée puis brûlée quand il n'a pas joué le jeu que la presse exigeait de lui. Et puis très mauvais exemple pour la jeunesse : fumeur de cigarettes qui font rire et imitateur du lama du Temple du Soleil, non pas sur le Capitaine Haddock mais sur un arbitre.
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Rien n'y fit. Coupet resta sur le banc et regarda, l'oeil noir, son pote Barthez – le sont-ils ? – briller sept fois consécutivement.
Après que "Gregg" se soit à nouveau répandu dans la presse sur son cauchemar (pas autant que Dhorasso, remarquez), l'éclaircie vint enfin ! Barthez ne jouait plus, n'ayant plus de club. Coupet devenait enfin le n°1 chez les Bleus à 34 ans...
Légère frayeur sans doute pour lui cependant lorsque l'ancien gardien de Manchester venait reprendre du service chez les Canaris nantais, se déclarant disponible pour l'EdF...
Heureusement, Fabien ne brilla guère et s'enfuit assez vite de son nouveau club, suite à la bêtise crasse de certains de ses pseudo supporters.
Ouf ! Cette fois, le tapis menant jusqu'à une phase finale majeure s'ouvrait sous les pieds de Coupet et nulle doute qu'il avait chaussé les bons crampons pour ne plus en bouger...

Et voilà donc que le mauvais sort se jette sur lui et le pousse sur la touche. Quatre mois, cela veut dire qu'on ne reverra pas Coupet chez les Bleus avant l'année 2008 et les matches amicaux préparatoires à la phase finale de l'Euro (à condition que la France soit qualifiée, bien sûr). Selon toute vraisemblance, ce sera donc l'actuel n°2, le gardien du PSG, Mickael Landreau, qui aura pour mission de garder la cage aux Bleus inviolée. Un Landreau qui attend patiemment son tour depuis sa première sélection il y a déjà six ans. Moins grande gueule que Coupet, le spécialiste d'arrêts de penaltys n'en a pas moins d'ambition et nul doute qu'il fera tout pour ne pas lâcher le morceau lorsque le blessé reviendra. Un air de déja vu, non ?

En tant que supporter de l'OGC Nice (je sais, ça demande souvent un certain courage que je contre-balance depuis 38 ans par un amour identique pour l'OM), je ne saurais que souhaiter qu'un troisième larron vienne mettre tout le monde d'accord. Je pense bien sûr au très jeune (20 ans et demi) mais ô combien talentueux Hugo Lloris, déja titulaire du poste en Equipe de France Espoirs et que plusieurs grands clubs étrangers essaient d'arracher au club azuréen.

Que ceci ne m'empêche pas de souhaiter – très sincèrement – bon courage et bon rétablissement à Grégory Coupet car son talent est grand, la preuve ici.
 

Et puis, saluons sa belle réaction suite à sa blessure : "C'est la vie. Il n'y qu'à ceux qui ne font rien qu'il n'arrive rien. Ce n'est pas la fin du monde. Le principal maintenant, c'est que l'équipe gagne. (...) Et puis il faut voir le coté positif. Il y a une belle coupe du monde de rugby qui arrive. A fond les Bleus ! Regarder ça va être un plaisir. Les suivre de près va être ma bouée de sauvetage pendant cette période difficile."
p.s. : Barthez n'ayant à nouveau plus de club, il pourrait peut-être remplacer Coupet à l'O.L. pendant sa blessure ? Où trouver un gardien aussi expérimenté que lui pour la Ligue des Champions ?

p.s. 2 : Bon, ok, c'était pour rire l'idée de Barthez. Encore que................

01.08.2007

Dopage : jusqu'où ?

Vous pensiez que le dopage était réservé au Cyclisme, à l'Athlétisme, peut-être au Football et au Rugby ?

Que nenni ! La preuve, cette dépêche sur le site de L'Equipe, à la limite du surréalisme...

01/08/2007
Golf - Dopage - Un Italien contrôlé positif

Le golf n'est plus épargné par les affaires de dopage. Mercredi, le Comité national olympique italien (Coni) a annoncé le contrôle positif à la finastéride du golfeur professionnel Alessandro Pissilli le 29 juin dernier lors du Championnat national Omnium, dont il a pris la 48e place. La finastéride, d'ordinaire utilisée pour traiter la calvitie, est aussi classée par l'Agence mondiale anti-dopage dans la catégorie S5, celle des diurétiques et produits masquants.

 Question : va-t-on devoir contrôler les joueurs d'Echecs ? 

En attendant, qu'on surveille bien les perroquets joueurs de golf

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