04.09.2007
Bush comique de l'année ?
On avait un peu perdu l'habitude des bourdes de George W. Bush. Il vient de rattraper tout son retard avec l'une des déclarations les plus comiques de l'année. En visite surprise en Irak, il a en effet martelé que les forces états-uniennes sur place pourraient être moins nombreuses si.... "les succès du type que nous observons se poursuivent". Observer dans la situation irakienne actuelle des "succès", voilà qui est - tragiquement - drôle.
On remarquera que Bush avoue tout de même la vérité sans s'en rendre peut-être compte : "Lorsque nous commencerons à diminuer les effectifs en Irak, nous le ferons dans une position de force et de succès et non dans une position de peur et d'échec. Agir autrement enhardirait nos ennemis et augmenterait la probabilité qu'ils nous attaquent sur notre sol".
Cette phrase prouve en effet que, premièrement, les Etats-Unis ne sont pas aujourd'hui "dans une position de force et de succès" mais se trouvent bien, au contraire, "dans une position de peur et d'échec" puisqu'aujourd'hui ils ne peuvent - ne veulent - retirer leurs forces. CQFD.
Pour Bush et son administration, le danger numéro un en Irak s'appelle Al-Qaida. Faut-il lui rappeler qui a introduit dans ce pays - grâce à son interventon armée at au chaos total qui s'en sest suivi - la nébuleuse terroriste dirigée par Oussama Ben Laden, jusque là totalement absente des lieux ?
On remarquera que Bush avoue tout de même la vérité sans s'en rendre peut-être compte : "Lorsque nous commencerons à diminuer les effectifs en Irak, nous le ferons dans une position de force et de succès et non dans une position de peur et d'échec. Agir autrement enhardirait nos ennemis et augmenterait la probabilité qu'ils nous attaquent sur notre sol".
Cette phrase prouve en effet que, premièrement, les Etats-Unis ne sont pas aujourd'hui "dans une position de force et de succès" mais se trouvent bien, au contraire, "dans une position de peur et d'échec" puisqu'aujourd'hui ils ne peuvent - ne veulent - retirer leurs forces. CQFD.
Pour Bush et son administration, le danger numéro un en Irak s'appelle Al-Qaida. Faut-il lui rappeler qui a introduit dans ce pays - grâce à son interventon armée at au chaos total qui s'en sest suivi - la nébuleuse terroriste dirigée par Oussama Ben Laden, jusque là totalement absente des lieux ?

00:35 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Bush, Irak
23.08.2007
Quand Bush révise (mal) l'Histoire
Magnifique George Deubeulyou ! Parlant de l'Irak, il a multiplié les florilèges (rapportés par le quotidien Le Monde).
Tout d'abord, il affirme sans honte : "La question fondamentale, c'est : est-ce que le gouvernement (irakien) répond aux exigences des gens ? Et si le gouvernement ne répond pas aux exigences des gens, ils remplaceront leur gouvernement. C'est aux Irakiens de décider, pas aux hommes politiques américains".
Oui. Mais qui a décidé de remplacer Saddam Hussein à la tête de l'Irak par le biais de la guerre à outrance et alors qu'aucune autre raison ne l'exigeait (il a été admis par les Américains eux-mêmes ce que chacun savait, à savoir que l'Irak n'avait aucun rapport avec le 11 septembre 2001 et Al Qaida, et ne développait pas d'armes de destruction massive) ? Qui a donc décidé si ce ne sont des hommes politiques américains ? Et, en passant, qui a introduit Al Qaida en Irak grâce à cette guerre et le chaos qu'elle a provoqué ?
Ensuite, le "reborn" prévient : les USA ne doivent pas faire la même erreur qu'au Vietnam, à savoir... se retirer. "Des millions de citoyens ont payé le prix du retrait américain (...) Les idéaux et les intérêts qui ont poussé l'Amérique à aider le Japon à transformer la défaite en démocratie sont les mêmes qui nous conduisent à rester engagés en Afghanistan et en Irak".
On lui fera remarquer qu'il serait temps de reconnaître, près de 35 ans après, que les forces armées américaines ne se sont pas juste "retirées" du Vietnam mais qu'elles en ont été chassées car vaincues.
Quant au rapprochement avec le Japon... Bush ne saurait-il pas que les Américains y sont arrivé après capitulation de celui-ci et sans qu'ils y rencontrent le moindre résistance armée ? Et qu'ils l'ont très directement dirigé pendant 7 ans (1945-1952) ? Peut-être que W. regrette ne pas avoir employé la même méthode en Afghanistan et en Irak que Truman avec le Japon, à savoir l'arme atomique ?
Enfin, cerise sur le gâteau, la référence à la Corée du Sud...
"La stratégie défensive qui a refusé d'abandonner les Sud-Coréens à un voisin totalitaire a aidé un tigre asiatique à émerger. Elle est un modèle pour les pays en développement à travers le monde, notamment au Moyen-Orient". Et de conclure : "Le résultat du sacrifice américain et de la persévérance en Asie est un continent plus libre, plus prospère et plus stable, dont les habitants veulent vivre en paix avec l'Amérique, plutôt que d'attaquer l'Amérique."
Bien sûr, la Corée du Sud est aujourd'hui une belle démocratie. Mais le doit-on aux USA ? Après la guerre de Corée (1950-53) et pendant une bonne trentaine d'années, elle a connu une dictature politique qui n'avait pas grand-chose à envier à celle qui sévissait - et sévit encore - chez sa consoeur du nord. Et qui soutenait, encourageait et armait jusqu'aux dents cette dictature couverte du sang des manifestants pour la démocratie, cette démocratie soit disant si chère au coeur de notre Texan ? Les USA, bien entendu. Et si la démocratie a fini par s'imposer à Séoul, c'est bien grâce à ces manifestations et au sacrifice non pas américain mais des citoyens coréens.
George W. Bush n'est pas seulement un menteur en amont - tout ce qui a été inventé pour "justifier" la guerre en Irak - mais aussi un menteur en aval. Un révisionniste.
Tout d'abord, il affirme sans honte : "La question fondamentale, c'est : est-ce que le gouvernement (irakien) répond aux exigences des gens ? Et si le gouvernement ne répond pas aux exigences des gens, ils remplaceront leur gouvernement. C'est aux Irakiens de décider, pas aux hommes politiques américains".
Oui. Mais qui a décidé de remplacer Saddam Hussein à la tête de l'Irak par le biais de la guerre à outrance et alors qu'aucune autre raison ne l'exigeait (il a été admis par les Américains eux-mêmes ce que chacun savait, à savoir que l'Irak n'avait aucun rapport avec le 11 septembre 2001 et Al Qaida, et ne développait pas d'armes de destruction massive) ? Qui a donc décidé si ce ne sont des hommes politiques américains ? Et, en passant, qui a introduit Al Qaida en Irak grâce à cette guerre et le chaos qu'elle a provoqué ?
Ensuite, le "reborn" prévient : les USA ne doivent pas faire la même erreur qu'au Vietnam, à savoir... se retirer. "Des millions de citoyens ont payé le prix du retrait américain (...) Les idéaux et les intérêts qui ont poussé l'Amérique à aider le Japon à transformer la défaite en démocratie sont les mêmes qui nous conduisent à rester engagés en Afghanistan et en Irak".
On lui fera remarquer qu'il serait temps de reconnaître, près de 35 ans après, que les forces armées américaines ne se sont pas juste "retirées" du Vietnam mais qu'elles en ont été chassées car vaincues.
Quant au rapprochement avec le Japon... Bush ne saurait-il pas que les Américains y sont arrivé après capitulation de celui-ci et sans qu'ils y rencontrent le moindre résistance armée ? Et qu'ils l'ont très directement dirigé pendant 7 ans (1945-1952) ? Peut-être que W. regrette ne pas avoir employé la même méthode en Afghanistan et en Irak que Truman avec le Japon, à savoir l'arme atomique ?
Enfin, cerise sur le gâteau, la référence à la Corée du Sud...
"La stratégie défensive qui a refusé d'abandonner les Sud-Coréens à un voisin totalitaire a aidé un tigre asiatique à émerger. Elle est un modèle pour les pays en développement à travers le monde, notamment au Moyen-Orient". Et de conclure : "Le résultat du sacrifice américain et de la persévérance en Asie est un continent plus libre, plus prospère et plus stable, dont les habitants veulent vivre en paix avec l'Amérique, plutôt que d'attaquer l'Amérique."
Bien sûr, la Corée du Sud est aujourd'hui une belle démocratie. Mais le doit-on aux USA ? Après la guerre de Corée (1950-53) et pendant une bonne trentaine d'années, elle a connu une dictature politique qui n'avait pas grand-chose à envier à celle qui sévissait - et sévit encore - chez sa consoeur du nord. Et qui soutenait, encourageait et armait jusqu'aux dents cette dictature couverte du sang des manifestants pour la démocratie, cette démocratie soit disant si chère au coeur de notre Texan ? Les USA, bien entendu. Et si la démocratie a fini par s'imposer à Séoul, c'est bien grâce à ces manifestations et au sacrifice non pas américain mais des citoyens coréens.
George W. Bush n'est pas seulement un menteur en amont - tout ce qui a été inventé pour "justifier" la guerre en Irak - mais aussi un menteur en aval. Un révisionniste.

20:10 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bush, irak, vietnam, japon, coree


