14.08.2007
Le Cristal de la Rickenbacker
Je vais vous confier un secret...
Si........
1) j'étais (très) riche
2) je savais jouer de la guitare (je sais, il n'y a pas d'âge pour apprendre mais je suis trop paresseux pour m'y mettre maintenant)
j'assouvirais un vieux rêve d'adolescence et m'achèterais... ça !

Une RICKENBACKER !
Ici, le modèle 12 cordes immortalisé par George Harrison avec les Beatles en 1964.
Je ne suis pas musicien et ne connais rien à la technique attachée aux divers instruments. Mais j'ai de l'oreille et une passion pour la musique Pop-Rock depuis mon plus jeune âge, c'est à dire justement depuis... 1964 ! Et je crois bien que ce qui a tout déclenché est l'accord introductif de la chanson des Beatles, A Hard Day's Night, plaqué justement par George Harrison sur cette guitare, plus particulièrement une Rickenbacker 12 cordes stéréo 360/12, la deuxième jamais frabriquée de ce modèle et offerte au guitariste soliste des Beatles le 8 février 64, juste avant leur premier passage au Ed Sullivan Show.
George utilisa abondamment cette douze cordes pour l'album A Hard Day's Night, bien entendu tout au long du titre éponyme mais aussi, par exemple, sur I should have known better :

Les deux albums suivant, Beatles for Sale et Help en fournissent aussi d'excellents exemples dont le célèbre A Ticket to Ride :
Esthétiquement superbe et d'une grande finesse de manche - certains guitaristes aux gros doigts la trouvent difficle d'utilisation pour cette raison - la Rickenbacker possède vraiment un son particulier que je qualifierai de cristallin et qui fera passer n'importe quelle Gibson pour un instrument bouseux. Tous les grands groupes des années 60 l'ont utilisée, plus ou moins régulièrement. Outre les Beatles (John Lennon fut le premier en en utiliser une dès le séjour du groupe à Hambourg, puis George, Paul McCartney laissant aussi plus tard sa basse Hofner pour une basse Rickenbacker), on trouve Pete Townshend et les Who des débuts avec par exemple les intros caractéristiques de :
ainsi que son solo : 
ou Legal Matter :
sans parler de l'accord plaqué de The Kids are alright sans doute inspiré par celui de A Hard Day's Night : 
Quant au solo de la même chanson, il prouve à lui seul, via la virtuosité de Pete Townshend - à la fois guitariste soliste et rythmique et qui éclata plus d'un modèle dans ses furies de fin de concerts - que la Rickenbacker pouvait se faire "dure" : 
Roger McGuinn, lui, tissa de véritables dentelles sonores avec ses Rickenbackers (6 et surtout 12 cordes) au sein du groupe dont il était le leader incontestable, les Byrds. L'intro et le solo d'un de leurs plus grands succès, Turn, turn, turn le prouve amplement :

Brian Jones avec les Rolling Stones, Dave Davies avec les Kinks les Animals, les Searchers, les Hollies ou les Beach Boys eurent aussi pas mal recours à la guitare Rickenbacker, tout comme dans un genre différent Jefferson Airplane ou Creedence Crealwater Revival. Plus tard, Tom Petty, grand admirateur des Byrds et de Bob Dylan, en usa largement ainsi que l'excellent groupe féminin des Bangles.
Paul Weller avec The Jam (ci-dessous, à droite) ramènera cette guitare sur le devant de la scène, l'associant du même coup au Mod revival de la deuxième moitié des années 70 et début des années 80. Un exemple ici avec le solo (inspiré du style de Pete Townshend) de The Modern World :
Le groupe de rock français le plus classieux des années 80, les Dogs, originaire de Rouen et emmené par le regretté Dominique Laboubée, mit également la Rickenbacker en exergue sur leur premier album Different ou sur le trop bien nommé et sublime Too much class for the neibhbourhood :
"LE" site sur les Rickenbacker
A l'intérieur du site, tout sur les Ricken des Beatles
Et puis la page Wikipedia (français) consacrée à ces guitares.
20:55 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : rickenbacker, guitare, beatles, who, byrds, jam, harrison


